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 Nael : Prince d'Ambre & Seigneur du Chaos

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Nael
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Race : Ambrien | Chaosien
Date d'inscription : 09/01/2006

MessageSujet: Nael : Prince d'Ambre & Seigneur du Chaos   Ven 20 Jan - 20:15

Nael s’était levé tôt ce matin là, les premiers rayons de l’astre du jour se profilaient à peine à l’horizon et la nature ne s’éveillerait pas avant quelques heures. Il s’était rapidement habillé après avoir fait un brin de toilette, et était sorti avec pour seul équipement une sorte de lance dont chaque bout était constitué d’une fine lame affûtée. Bien sur, son médaillon trônait fièrement autour de son cou, c’était la seule chose qu’il ne quittait jamais. Il ne se souvenait guère qui le lui avait donné ni quand, à vrai dire il pensait toujours l’avoir eu aussi loin qu’il puisse se rappeler.

Alors qu’il traversait une petite clairière près de sa cabane, il aperçut trois petites créatures crasseuses et repoussantes en train de discuter sur un rocher. Il n’avait jamais vu de Nigans aussi loin de leur habitat naturel de l’autre côté de la forêt d’Arden. Tout cela ne présageait rien de bon et il en aurait la confirmation quelques instants plus tard. Il passa tranquillement près d’eux, faisant semblant de les ignorer et bien qu’ils aient baissé la voix pour ne pas être entendu, les sens aiguisés du jeune homme lui permirent de capter quelques mots : « Ambre, ce soir, trésor, palais ».
Le sourire malicieux qu’ils affichaient lui laissa penser que leur affaire était bien préparée et qu’ils ne rateraient pas ce qu’ils entreprenaient. Il continua donc son chemin, faisant comme s’il n’avait rien entendu, mais se promit d’aller voir ce qu’ils manigançaient lorsque le soleil ferait place a la lune.

« Ambre » pensa t’il , qu’est ce qui pouvaient bien intéresser des gnomes dans la grande cité.
Etrangement , rien que de prononcer le nom de la ville lui apportait une drôle de sensation, depuis toujours il avait voulu s’y rendre mais la Licorne le lui avait déconseillé , alors il était resté là , à la contempler de loin, comme nostalgique de quelque chose qu’il ne se rappelait pas avoir un jour connu. Lorsqu’il avait questionné la Licorne sur la raison de son refus de le laisser visiter Ambre, elle lui avait expliqué qu’il comprendrait plus tard, qu’il n’était pas encore temps. Alors il avait obéi, après tout, elle s’était toujours occupée de lui, elle l’avait recueilli un jour il y a très longtemps alors qu’il n’était qu’un enfant, elle lui avait prit la plupart des choses qu’il savait, elle avait été comme la mère qu’il n’avait jamais eu.
Ses parents, encore une question qui n’avait pas de réponse, enfin personne ne semblait vouloir la lui donner. Pourtant il sentait que la Licorne cachait quelque chose sans pour autant savoir quoi.

Au détour d’un chemin , il vit 2 voyageurs faisant face à une manticore, l’une des nombreuses créatures merveilleuses et dangereuses peuplant Arden. Nael les connaissait presque toutes pour avoir vécu dans cette forêt depuis longtemps et en avoir parcourut la totalité de nombreuses fois. Apparemment celle-ci souhaitait se faire un repas des 2 voyageurs effrayés. Habitué à ce genre de situation , le jeune homme s’empressa de porter assistance aux 2 commerçants d’Avalon. Il fit une roulade pour éviter un coup de griffe avant d’inciser le ventre du monstre avec sa lame. Il s’extirpa rapidement faisant un salto en arrière pour éviter le coup de gueule de la créature et alors qu’il donnait un nouveau coup de lame mais cette fois dans le cou , il fut projeté contre un arbre par la queue de la manticore. Il s’écrasa contre l’écorce qui craque légèrement avant de retomber lourdement sur le sol.
* Elle ne m’a pas raté* se dit il en se relevant difficilement, une main maintenant son dos endolori. La créature saignait aprèsent abondamment et préféra se retirer à travers les arbres, non sans pousser un dernier rugissement qui fit sursauter les 2 hommes.
Ils s’approchèrent de ce jeune homme qui venait de leur sauver la vie et le remercièrent chaleureusement, lui proposant de passer à leur boutique d’Avalon ou tout serait gratuit pour lui. Il les remercia et reprit sa route.

Il marcha une bonne heure avant d’arriver à destination, le bosquet de la Licorne. Il se dirigea vers le ruisseau d’eau claire à une dizaine de mètres sur sa droite et y plongea les mains afin de rafraîchir son visage. Il se laissa ensuite tomber dans l’herbe fraîche, observant les nuages défilés dans le ciel. Il laissa son esprit libre et celui-ci lui montra quelques scènes de son enfance, de son adolescence, tous ses évènements marquant ou non jusqu’à ce jour. Toute sa vie, il l’avait passé ici, parmi ceux qu’il considérait comme sa famille : les elfes, les hommes bêtes, les lycanthropes, les golems, les ratsins, les bonhzs et bien d’autres encore. Même s’ils n’avaient pas de lien réels entre eux, pour lui, ils faisaient partit d’un tout: Les habitants d’Arden. Qu’ils soient bons ou mauvais, il avait vécu avec eux, apprenant de chaque race le bon comme le mauvais ,c’est sûrement grâce à cette ouverture d’esprit qu’il a réussit à se faire accepter par tous. Ainsi, il n’avait jamais eu de réels problèmes, bien surs quelques combats régulièrement mais jamais de vrai problème. Il se sentait vraiment ici comme chez lui et c’est pourquoi la décision qu’il avait prise la veille le chagrinais tant.
Une larme glissa lentement le long de sa joue, il l’essuya rapidement, se disant qu’après tout, il avait apprit ici certainement plus qu’il n’en apprendrait jamais ailleurs et qu’il y’aurait toujours une place pour lui parmi les habitants de la forêt. Il ne fallait pas qu’il soit triste, il reviendrait, plus ou moins vite, ce n’était après tout qu’un simple voyage.

C’est sur cette décision qu’il fut tiré de ses pensées. Un faible bruissement à une centaine de mètre dans le bois avait attiré son attention. Etrangement, après avoir vécu avec les elfes quelques années, comme avec chaque race de la forêt, il s’était rendu compte que ses sens s’étaient affinés, bien sur pas aussi aiguisés que ceux d’un elfe mais tout de même et cela allait en s’accentuant.
Il pencha légèrement son visage vers le sud-ouest,vers Ambre, et là il la vit, la Licorne avançait majestueusement vers lui.
Beaucoup de gens auraient payé cher pour passer quelques instants en sa présence, certains attendaient d’ailleurs des heures entières cachés dans les buissons pour ne serait-ce qu’espérer l’apercevoir. Cela le faisait souvent rire,mais après tout c’est vrai qu’il était un privilégié, bien qu’il ne s’en rende pas réellement compte.
Elle se coucha dans l’herbe verte près de lui sans prononcer mot. Il reporta son attention vers le ciel, le soleil continuait sa course contre le temps et était a prèsent presque à son zénith. Il se passa un long moment sans que l’un ou l’autre ne se décide à parler. Ce fut finalement elle qui brisa ce calme olympien en murmurant ces quelques mots :
« tu as décidé de partir n’est ce pas ? ».
Un sourire se dessina sur les lèvres de Nael. Elle avait décidemment le don de deviner tout et n’importe quoi. Il se contenta d’un hochement de la tête pour signifier qu’elle avait vu juste, comme d’habitude.
« Je suppose que si tu es venu ici c’est que ta décision est prise et irrévocable ».
Une nouvelle fois il hocha positivement son visage. Un nouveau silence s’installa mais cette fois il était lourd, comme chargé d’émotions, de sentiments.
« Je sais ce que tu en penses mais j’estime qu’il est temps pour moi de prendre mon envol, de voyager, d’apprendre à mieux me connaître par moi-même… ».
Il sentit une main passer dans ses cheveux bruns.
« Je sais » dit-elle de sa voix claire.
« Alors tu es d’accord ? »
« As-tu réellement besoin de mon accord ? »
« Je…enfin…tu as toujours été comme une mère pour moi… »
« Tu as raison, tu es un homme maintenant, c’est juste que j’ai encore du mal à m’y faire, je me souviens encore quand tu étais petit. » le coupa-t-elle.
Il l’entoura de ses bras protecteurs et déposa un doux baiser sur son front. Une nouvelle larme perla au coin de ses yeux, suivit d’une autre. Il était temps et tous deux le savaient. Il restèrent encore quelques instants comme ça puis il desserra lentement son étreinte et se leva. Elle lui sourit et dans un dernier regard, tous les mots habituellement échangés dans ce genre de situation passèrent entre eux sans avoir à les prononcer.
Il se dirigea alors vers sa cabane, sans se retourner en se remémorant les paroles du Chef Orc Trall qui lui avait dit un jour
« Un guerrier, un vrai, ne se retourne pas lorsqu’il part. Ce serait montrer un signe de faiblesse et tes ennemis auraient tôt fait de t’éliminer, te pensant trop faible psychologiquement. »

Il parcourut donc le même chemin qu’à l’aller mais ne rencontra cette fois personne sur sa route. Il prit une bonne collation chez lui et fit son sac de voyage qu’il accrocha en bandoulière. Il enfila une cape de voyage, rabattit le capuchon afin de masquer son visage et monta sur un cheval qu’il avait attaché non loin la veille. Il jeta un dernier regard à ce qui avait été sa demeure pendant si longtemps et partit en direction de sa première étape : Ambre.
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Nael
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MessageSujet: Re: Nael : Prince d'Ambre & Seigneur du Chaos   Lun 24 Avr - 19:49

En attendant que le forum reprenne de l'activité je me suis décidé à écrire un peu la suite des aventures de Nael.
Il s'agit ici de la fin de son histoire, enfin qui sait ^_^
Cela se passe donc quelques années après ce nous sommes entrain de jouer. bonne lecture.


Quelques secondes…oui, juste un instant…le temps de reprendre son souffle, d’ouvrir doucement les yeux. Mes paupières sont lourdes, la sueur colle mes vêtements contre ma peau si douce habituellement. Je n’ose lever les yeux de peur de ce que je vais découvrir. Et ce silence…si pesant. Mes muscles me font atrocement mal, que diable, je n’ai jamais vécu pareille difficulté, pourtant j’en ai vécu des choses. Mais quelle importance à présent ? J’ai fait ce qui me tenait le plus à cœur depuis longtemps. Oui, je l’ai fait. Je me suis rendu en Ambre, dans la cité éternelle, la seule et l’unique, celle dont toutes les autres ne sont qu’une ombre, un reflet plus ou moins déformé. J’y suis parvenu, j’y ai vécu quelque chose qu’on ne peut compter, non car on ne le souhaite pas, bien au contraire, mais puisque c’est quelque chose qu’il faut vivre et que les mots, même les plus complexes, les plus précis, ne suffisent pas à décrire ce qu’est cette expérience.
J’ai survécu.

Moi qui n’étais rien, voilà qu’aujourd’hui, je suis le gardien du sommeil de ses nuits, je l’aime à mourir.

Un craquement sur ma droite…loin, un bruit sourd et régulier qui fait trembler le sol sous mes mains. Un soupir. Je n’ai pas la force de me lever, d’invectiver cet homme qui s’approche, de lui demander de me laisser tranquille, de partir et de ne jamais revenir. Non, les forces me manquent. Mais la vie est ainsi, belle et cruelle à la fois. Au prix d’un gros effort, je parviens à prendre appui sur mon bras droit et à me hisser sur mes genoux. Doucement. Un hennissement dans le lointain. Que faire ?

Et dire qu’hier encore je vivais paisiblement en Arden, que les jours s’écoulaient sans autres problèmes que ceux de la vie quotidienne. La Pêche, la chasse, l’entraînement…rien d’extraordinaire en soit. Comment ? Pourquoi ? Je ne le savais guère mais toujours est il qu’elle jouait un rôle dans tout ceci, c’est en quelque sorte elle qui en était à l’origine. Elle qui m’a élevé, elle qui m’en a tenu éloigné, elle qui ne me l’a jamais avoué. Mais maintenant je sais. Je la comprends. Que ne donnerais-je pas pour revenir à ma vie d’antan ? Néanmoins, je l’écoutais toujours attentivement, elle nourrissait mes rêves de ses récits fantastiques, de ces histoires auxquels je ne comprenais souvent rien mais qui me fascinaient et nourrissaient mon envie de m’y rendre. Naturellement, elle le savait, elle l’avait toujours su, je pense même que c’était son but. Elle m’a guidé vers ce qu’elle jugeait bon pour moi, elle qui pourtant était de la même nature que moi mais qui avait elle aussi du faire un choix il y a bien longtemps, dans ces temps ancestraux que la plupart ont oublié. Le chaos primaire. Je n’avais compris tout cela que bien trop tard, hélas. Oui, Licorne, symbole d’Ambre, je ne t’oublie pas, et encore maintenant à l’heure ou tout va peut être devoir se jouer pour moi, je te remercie de m’avoir enseigné, de m’avoir offert ce goût, cet amour pour Ambre.

Je la sens en moi…la grande marelle. Ses arcs et courbes me reviennent en mémoire, je peux presque la sentir, oui encore un effort, elle est là. Fière et puissante, elle est gravée en moi et aujourd’hui à l’heure ou le soleil va peut être se couché définitivement sur ma vie je ne la renie pas, je l’aime pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle représente, et pour elle je vais donner ma vie. Qui aurait pu croire que les choses allaient se terminer ainsi ?

Moi qui n’étais rien, voilà qu’aujourd’hui, je suis le gardien du sommeil de ses nuits, je l’aime à mourir.

Le son d’une lame qu’on sort d’un fourreau, le battement du sang à mes tempes. Ma tête me fait un mal de chien et je ne sais que faire. J’ai l’impression que mon corps va se déchirer alors que je me relève. Mon souffle bien que rapide ne parvient pas à oxygéner suffisamment mes poumons, je manque d’air comme je manquerai bientôt de vie. Du sang s’écoule de mes plaies. Cette sensation désagréable dans la bouche. Je crache une bile de sang et attrape mon arme. Tout va se jouer dans quelques instants. Les secondes paraissent les heures en ce lieu étrange. Un nouvel hennissement, plus près cette fois. L’homme qui me fait à présent face me regarde, ses yeux sont vides de tout sentiment. Il me fixe. Qu’attend t’il bon sang ? Je ne peux me résoudre à finir ainsi, non. Je suis un prince d’Ambre, quoi qu’on en est pu dire au palais, je le sais, c’est ainsi et personne ne pourra m’enlever cela. Un descendant d’Obéron ne peut se résigner à mourir sans tenter de combattre jusqu’au bout. Je repense à père. Pourquoi tout s’est il si compliqué avec lui ? Je ne le saurai sans doute jamais. Je fais appel au Logrus. Ce dernier apparaît rapidement devant moi, entre mon adversaire et ce qu’il reste de moi. Ma vue se trouble quelque peu, je respire profondément. J’attrape avec difficulté les lignes du labyrinthe du chaos et mes bras se fondent en lui. Je tente de repousser mon ennemi mais celui-ci, bien qu’affaiblit lui aussi, parvient à déjouer mon attaque. Je puise de la force brute dans le Logrus et sent mes niveaux d’énergie remonter un peu. Je cligne des yeux et lève mon épée devant moi. Mon bras tremble un peu mais je remédie rapidement à cela. Mon regard circule autour de nous. Les restes de la salle jonchent le sol, des taches de sang parsèment les débris et le plafond à moitié détruit risque à tout moment de nous tomber dessus. Au dehors la nuit semble douce, une légère brise me parvient par moment, effleurant mes sens et faisant dresser les poils sur ma peau. Le ciel est composé de milliers d’étoiles scintillantes. Un paysage idyllique contrastant avec ce qui se joue ici.

Moi qui n’étais rien, voilà qu’aujourd’hui, je suis le gardien du sommeil de ses nuits, je l’aime à mourir.

Le moment tant attendu va se produire, je peux déjà sentir mon adversaire rassembler ses forces avant de lancer son attaque, et je fais de même. Je passe en revue les quelques sorts qu’il me reste et en découvre un qui pourrait convenir mais hésite. Je l’ai préparé il y a un bon moment et ne suis pas sur de son efficacité. Les sortilèges perdent en effet leur efficacité au bout d’un certain temps s’ils ne sont pas utilisés et il faut alors les repréparer, ce qui prend beaucoup de temps. Je n’ai jamais prêté beaucoup d’attention à cela, ce qui n’a cessé d’exaspérer père. Mais que diable, Merlin lui-même s’en contrefichait dans sa jeunesse alors pourquoi se permettait il de me faire ainsi la morale ? L’expérience, bien sur… Peu importe, il fallait prendre une décision.

Alea Jacta Est.

L’attaque surpuissante de mon ennemi vient s’écraser contre mon bouclier magique qui vol en éclat. Je pose un genou au sol. Je me remets doucement, respire calmement et me reconcentre. S’il avait s’agit d’un simple sorcier je l’aurai certainement balayé. Ne suis-je après tout pas un Seigneur du Chaos ? Pourquoi avait il fallut qu’il s’agisse d’un être de mon rang ? Je ne voulais pas mais pourtant il le fallait, c’était lui ou moi et la question avait vite trouvé une réponse évidente. Ce serait lui. Puisant une nouvelle fois dans le Logrus, je me lève vivement et tente d’asséner un violent coup de lame au ventre de l’homme qui se fend et contre attaque. Je bloque et lui porte un coup à l’épaule qu’il évite au prix d’une nouvelle blessure. Il crache un juron et sa haine envers Ambre est palpable. Pourquoi donc faut il que Brand ait ainsi influencé tant de personnes ? Il fut le premier à tenter un tel projet afin de nous détruire mais d’autres ont suivi le chemin qu’il a tracé… Cet être que je ne pouvais considérer comme un homme ne serait ce que par sa nature mais aussi pour ses idées était de la même trempe : un fou. Ce duel de sorcier n’en finissait pas, depuis combien de temps durait il ? Des heures ? Des jours ? Des semaines ? Je ne peux le dire, je n’ai en fait guère eu le temps de calculer la variable temporelle de cette Ombre si éloignée. Toujours est il que cela me semble interminable et qu’il faut donc en finir. Je vais devoir faire appel à des forces qui me dépassent, cela devient irrémédiable. Je ne veux pas le faire, car j’en connais les conséquences mais il le faut, je préfère mourir avec lui que de le laisser poursuivre ses affreux desseins. Je réussi à lui coller un violent coup de pied dans la poitrine qui lui fit perdre l’équilibre. Alors que nous nous écroulions tous les deux à une distance suffisante, je rassemblais en moi les forces nécessaires à l’horrible chose que j’allais entreprendre. Ne me jugez pas….Je n’ai d’autre choix, les choses se sont trop précipités depuis cette nuit ou j’ai traversé la marelle en Ambre. Vous contez mes aventures serait trop long et les détails fastidieux, c’est pourquoi je ne vous en ferai pas part. Sachez cependant qu’en ce jour, beaucoup de choses vont se jouer et que quoiqu’il arrive une nouvelle ère se dessine.

Carpe Diem.

J’absorbe les dernières forces que je peux dans la marelle et dans le logrus, les concentre en moi et les libère. Je tremble à l’idée de ce que je suis entrain de faire. Mes cheveux sont trempés et retombent sur mon visage. Je frissonne. La fraîcheur de la nuit s’est intensifiée à moins que ce soit cette sueur froide qui me parcourt l’échine. Je ferme les yeux et sent mes forces me quitter, doucement presque théâtralement. Je m’écroule. Mes genoux rencontrent le sol violement, un craquement sonore au moment ou mon coude arrête ma chute et me permet de me tenir en position assise, bien que de façon bancale. Il s’est relevé lui aussi et court vers moi, son arme à la main, mais il est déjà trop tard pour lui comme pour moi. Un autre hennissement, je suis trop concentré sur les forces que je déchaîne pour savoir d’où il provient. Le sol s’est ouvert, je vois le logrus danser devant mes yeux. Une ligne droite scinde la salle en deux parties et s’approche de mon adversaire. Je parviens à lire la peur dans ses yeux au moment ou les forces du chaos l’absorbent. Il pousse un cri et c’est fini, de nouveau le silence. Je n’ai plus la force de lutter, il est trop tard. Mes forces m’abandonnent, je ne contrôle plus ce que j’ai laissé s’échapper. Je vais moi aussi disparaître. Mon visage heurte doucement le sol. Je distingue une ombre qui se rapproche, les forces décharnées la succèdent, détruisant tout sur leur passage. Cette ombre n’existera plus dans quelques minutes et moi non plus…

Une voix, douce et claire. Un rêve ? Voilà que la folie me prend moi aussi. Quelle triste fin. Mon prénom, j’ai entendu quelqu’un m’appeler. Je me concentre un peu, non il ne s’agit pas d’un contact par atout, qu’est ce donc alors ? La mort s’amuserait elle de moi avant de m’emporter ? Je n’en peux plus, mes doigts desserrent le pommeau de mon sabre. C’est la fin…Non, qui est-ce ? Une silhouette au dessus de moi. Espoir. Son doux visage me rappel quelqu’un mais je ne parviens pas à l’observer, mes yeux me font défaut, les sorts de cet homme m’ont plus touché que je ne le croyais, mon organisme en a prit un coup, ceci ajouté aux trop grandes dépenses d’énergie que je lui ai demandé de fournir. Ses doigts caressent mon visage alors que je tourne la tête vers elle. Un dernier effort. Ses cheveux longs entourent un visage gracieux. Je la reconnais. Elle me murmure quelque chose que je ne comprends pas en Thari. Petit à petit je me coupe du monde et cela contre mon gré, la chaleur qui anime mon corps me quitte doucement. Je ne me suis jamais senti si fébrile, aussi faible qu’un brin d’herbe dans une praire lors d’un bal. Ecraser. Oui, voilà ce que je ressens encore, l’écrasement. Plus qu’une douleur physique c’est une souffrance mentale qui me terrasse. Elle sort un paquet d’atout. Les flots du chaos nous encerclent à présent. Ils approchent, toujours un peu plus. Leur avancée me hante et me tourmente. Je tente de les repousser mais mes efforts trop faibles restent vains. Elle tient maintenant une carte dans sa main et les traits de son visage sont tendus par la concentration. Elle se dépêche, je sens la puissance qu’elle dégage en utilisant ces forces basées sur la marelle. Etrange comme c’est à l’heure de notre mort que l’on parvient à discerner des choses que l’on a jamais remarqué alors qu’on les a si longuement étudiées. Je sentais l’influence de la marelle alors que le contact s’effectuait. Le décor autour de nous changeait, mais les flammes du chaos étaient trop proches. Nous ne nous en sortirions pas…et pourtant. Nous avons réussi.

J’ai contemplé une dernière fois la douce vision qui s’offrait à moi et mes yeux se sont fermés alors que des gens s’affolaient et courraient vers moi et celle qui m’avait sorti de cet enfer.
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